Chères et chers collègues,

Je vous prie de trouver ci-joint des informations sur le Séminaire Histoire et anthropologie de la famille et de la parenté. Mondes anciens et médiévaux

Organisé par Laurent Barry (EHESS/LAS), Claire Chatelain (CNRS/IRHIS), Isabelle Daillant (CNRS/EREA-LESC), Michaël Gasperoni (CNRS/CRM) et Jasmin Hauck (KU Eichstätt-Ingolstadt/Università Roma Tre)

Très cher-e-s collègues, nous avons le plaisir de vous adresser le programme du 1er semestre de notre nouveau séminaire réunissant historiens et anthropologues et qui se tiendra cette année 2017-2018 les 1ers et 3es mercredis du mois, 13h-15h, Salle 3 au 105 bd Raspail.

Programme du 1er semestre 2017-2018

15 nov. Laurent Barry, Claire Chatelain, Isabelle Daillant, Michaël Gasperoni et Jasmin Hauck : Présentation du séminaire

6 déc. Jasmin Hauck (KU Eichstätt-Ingolstadt/Università Roma Tre)

Mémoire généalogique et liens de parenté : une lecture à travers les dispenses matrimoniales dans la Florence tardo-médiévale

Résumé : Obtenir une dispense matrimoniale afin de permettre une union avec un parent – consanguin ou affin – plus ou moins proche nécessitait que le lien entre les deux suppliants puisse être formellement prouvé devant un tribunal ecclésiastique. L’historiographie, les recherches généalogiques et les archives de la Florence tardo-médiévale étant particulièrement riches, il est possible d’étudier de manière approfondie la mémoire généalogique que les acteurs mobilisaient au cours des procédures mises en œuvre pour prouver la parenté. Cette intervention se propose d’aborder la question, complexe et encore suffisamment peu étudiée de manière quantitative, de la mémoire généalogique à la fin de la période médiévale à partir d’une nouvelle méthode de représentation et d’analyse de cette mémoire généalogique. Pour ce faire, nous nous appuierons sur un vaste panel de sources judiciaires, de témoignages et de reconstructions généalogiques – qu’elles soient le fait des acteurs eux-mêmes ou des chercheurs – mettant au jour les liens de parenté entre les témoins et les suppliants.

20 déc. Philippe Moreau (Université Paris Est Créteil)

Parenté et famille dans la Rome ancienne : esquisse d’un bilan

Résumé : Depuis les dernières décennies du siècle dernier, deux grands courants se partagent l’étude de la parenté et de la famille dans la Rome ancienne : un courant essentiellement franco-italien, influencé par l’anthropologie française (Lévi-Strauss, Françoise Héritier) s’attache aux structures de parenté et d’alliance (terminologie, nature des formations de parenté, atome de parenté, règles d’alliance, représentations symboliques, etc.), alors qu’un courant anglo-saxon, souvent influencé par le féminisme américain, a pris pour objet la famille romaine dans sa vie concrète (famille nucléaire ou étendue, âges de la vie, conjugalité, sexualité, affects, etc.), en recourant à de nouveaux instruments heuristiques (principalement, la démographie et l’étude des textes médicaux antiques). C’est à présenter quelques questions traitées par les chercheurs appartenant à ces deux courants que sera consacré l’exposé.

17 janv. Régine Le Jan (Université Paris 1)

Parenté maternelle, parenté agnatique : les femmes dans le système de parenté du haut Moyen Âge

Résumé : En déconstruisant et croisant les discours souvent contradictoires des sources, à partir de quelques dossiers, il s’agira d’évaluer la place des femmes et son évolution dans le système de parenté entre viiie et xie siècle.

7 fév. Karine Karila-Cohen (Université Rennes 2)

Structure de parenté, onomastique et prosopographie des dèmes attiques : l’apport de l’analyse de réseau

Résumé : Dans les années 1980, Alain Bresson avait suggéré que les règles de transmission des noms et la fréquence des mariages dans un degré rapproché pouvaient se visualiser graphiquement. La recherche automatisée de groupes cohésifs pourrait ainsi être exploitée prosopographiquement. Il s’agit de proposer une expérimentation de ce projet à l’aide de l’analyse de réseau en choisissant comme échelle les dèmes attiques.

7 mars Jérôme Wilgaux (Université de Nantes)

Nouvelles approches de la parenté grecque

Résumé : Ces dernières années ont été marquées par des relectures souvent radicales du monde grec du premier millénaire av. J.-C., dans des domaines aussi variés que la religion, l’économie, la politique, la société… Le cadre civique lui-même, sur lequel se focalisaient les approches antérieures, tend de plus en plus à être relativisé. Les études consacrées à la parenté grecque n’échappent pas à ce renouveau et l’inscription du thème de la famille aux concours de l’enseignement secondaire, s’accompagnant comme il se doit de la publication de synthèses rendant compte des recherches actuelles, invite donc à s’interroger sur les enjeux de ces approches, sur les problèmes auxquels elles cherchent avant tout à se confronter ainsi que sur leurs apports.