Entre 8 et le 11 octobre 2020 (date à définir encore)

« Gouverner est-ce s’asseoir ? De la posture en politique ».  « Assis », « debout », la posture des gouvernants, qu’il s’agisse de monarques, du peuple ou de ses représentants n’est pas sans incidence sur la manière dont se prend la décision. Les séances n’ont ni la même durée ni la même tournure selon qu’on est Athénien assis, « siégeant » au sens propre, sur la Pnyx, ou citoyen du canton d’Appenzell, debout lors de la landsgemeinde sur la place principale du chef-lieu. Le protocole, la mise en scène et la représentation du pouvoir ont d’évidentes conséquences sur son exercice et sur l’image que s’en font ceux qui l’exercent ou le subissent. Il en va de même dans un tout autre domaine - mais qui touche aussi à la décision - par exemple de la distinction historique entre magistrats du siège et du parquet.

Au-delà du clin d’œil adressé à une formule célèbre (« gouverner c’est prévoir »), la rencontre que nous proposons envisage les conséquences qu’entraînent les formes concrètes, matérielles et quasi physiques de l’exercice d’un pouvoir sur la nature de celui-ci.

Participants :

Modérateur : Manuel Royo, professeur d’histoire de l’art et archéologie à l'université de Tours.

1)   Sylvie Pittia, professeur d’histoire romaine à l’université Paris 1, Présidente de la SOPHAU

2)   Isabelle Heullant Donat, professeur d'histoire médiévale à l'université de Reims Champagne-Ardenne

3)   Pierre-Emmanuel Guigo, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris Est Créteil

4)   Florence Alazard Seité, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’université de Tours


Cesare Maccari, Cicéron devant Catilina, Palazzo Madame 1882-89, fresque 400x900 cm (Image transmise à Blois pour le site des RVHB) (libre de droits, wikicommons)

Cicerón denuncia a Catilina por Cesare Maccari