Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) vient de publier une synthèse de la table ronde qu’il a organisée le 10 septembre sur la place des femmes dans le projet de loi de programmation de la recherche du ministère. Son objectif est d’informer les parlementaires en vue de la rédaction de leurs amendements. Le texte est disponible ici.

 

Soumise en Conseil des ministres le 22 juillet, la LPPR est désormais à l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/programmation_recherche_2021_2030

Le projet de loi est actuellement présenté aux députés membres de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation :

- 29 juillet : Audition du Vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU), Olivier Laboux, président de l'université de Nantes. Voir la vidéo
- 26-27 août : Audition des rapporteurs sur le projet de loi nommés par la commission, suivie de l'audition des représentants institutionnels (Hcéres, CEA, DAF du MESRI, CP-CNU, CER, Académie des Sciences, Académie nationale de médecine). Voir le programme détaillé
- 1er-4 septembre : Poursuite des auditions (CURIF, organismes de recherche, Collège de France, syndicats, ANR, MEDEF etc). Voir le programme détaillé
- Mercredi 9 septembre : Audition de Frédérique Vidal, ministre de l’ESRI, et discussion générale du projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur (n° 3234) (Mme Danièle Hérin, rapporteure générale, M. Philippe Berta, Mme Valérie Gomez-Bassac et M. Pierre-Alain Raphan, rapporteurs). Voir la vidéo.
- Mardi 15 septembre : Fin de l'examen du projet par la commission des affaires culturelles et de l'éducation.
- du 21 au 25 septembre : Examen en séances publiques.

 


 

Le bureau de la CP-CNU a entrepris une analyse du projet de loi LPPR.

Lire sous ces liens l'analyses des articles sur 1) les CDD et les CDI de mission et 2) le HCERES, l’ANR, le recours aux ordonnances, les diplômes d’État délivrés par le privé.

 

L’inspection générale est chargée par les deux ministères de mettre en place les nouveaux INSPE.
Dès 2021, les INSPE devront organiser des stages en alternance pour les étudiants en 2e année de master MEEF. Ils comporteront également des classes préparatoires au professorat des écoles (CPPE), conçues et mises en place par l’Inspection générale en concertation avec les Directions générales de l’ESR et les inspecteurs territoriaux.
Lire l’intégralité de la lettre de mission sous ce lien.

La Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle a annoncé que « La disparition complète de la labellisation des équipes d’accueil sera effective au 1er janvier 2020 » (circulaire du 16/04/19). Elle précise que « cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique générale visant à donner pleinement aux établissements d’enseignement supérieur leur autonomie dans l’exercice de leurs missions de service public ». Selon la circulaire, chaque établissement « se doit de déterminer l’ensemble des structures de recherche qu’il entend reconnaître et financer », il pourra donner la forme qu’il souhaitera à de nouvelles unités et aura tout pouvoir « de renouvellement, de fermeture et de création ».

Rappelons qu’en SHS, le statut d’EA est le statut le plus courant des laboratoires de recherche. La SoPHAU sera attentive à l'évolution des anciennes EA dans les mois qui viennent.

À la suite du lancement de la préparation de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche par le Ministère, le collectif des Sociétés savantes académiques, dont la SoPHAU est partie prenante, a procédé à une enquête en cinq volets, entre le 25 avril et le 31 mai 2019 : une enquête générale et quatre enquêtes thématiques sur 1) le financement institutionnel de la recherche publique ; 2) l'emploi scientifique ; 3) l'organisation administrative de la recherche ; 4) les relations entre recherche publique et société.

Dans le même temps, le MESRI a invité une délégation du collectif à être auditionnée les 3, 12 et 13 juin 2019 par les groupes de travail qu’il a mis en place. La SoPHAU a été membre de la délégation des 3 et 12 juin aux côtés des Sociétés de Mathématiques, Biologie, Informatique et Neurosciences.

Enfin, début juillet 2019, le collectif des sociétés académiques ont rendu publiques leurs propositions concrètes par des envois à l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, aux présidents des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, à divers autres parlementaires, aux conseillers politiques, à 120 organes de presse etc.
À ce jour, les recommandations des sociétés pour la loi de programmation sont soutenues par plus de 30 sociétés, dont la SoPHAU, qui a contribué à la rédaction du texte.

Le texte intégral est ici.

Liste complète des 34 sociétés signataires, au nombre desquelles la SoPHAU  :

Philippe Adam, Président, Société Française d'Optique
Anne Boyé, Présidente, Femmes et Mathématiques
Luc Buée, Président, Société des Neurosciences
René Clarisse, Président, Société Française de Psychologie
David Clarys, Président, Association des Enseignants-Chercheurs en Psychologie des Universités
Franck Collard, Président, Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie
Muriel Darmon, Présidente, Association Française de Sociologie
Elisabeth Dodinet, Présidente, Société botanique de France
Anne Dunan-Page, Présidente, Société d'Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles
Nadine Halberstadt, Présidente, Association Femmes et Sciences
Dominique Herbet, Présidente, Association des Germanistes de l'Enseignement Supérieur
Fabrice Herpin, Président, Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique
Thierry Horsin, Président, Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles
Jean Jouzel, Président, Météo et Climat, Société française de la météorologie et du climat
Anne-Violette Lavoir, Présidente, Société Française d'Écologie et d'Évolution
Antoine le Blanc, Président, Comité National Français de Géographie
Patrick Lemaire, Président, Société Française de Biologie du Développement
Gérard, Lina, Président, Société Française de Microbiologie
Gildas Loirand, Président, Société de Sociologie du Sport de Langue Française
Jean-Michel Marin, Président, Société Française de Statistique
Denis Menjot, Président, Société Française d'Histoire Urbaine
Rémi Mounier, Vice-président, Société Française de Myologie
Sylvie Pittia, Présidente, Société des Professeurs d'Histoire Ancienne de l'Université
François Ploton-Nicollet, Président, Association des Professeurs de Langues anciennes de l’Enseignement supérieur
Gilles Raveneau, Président, Association Française d'Ethnologie et d'Anthropologie
Wilfrid Rotge, Président, Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur
Stéphane Seuret, Président, Société Mathématique de France
Andy Smith, Président, Association Française de Science Politique
Clément Thibaud, Président, Association des Historiens Contemporanéistes de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Morgane Thomas-Chollier, Présidente, Société Française de Bioinformatique
Noel Tordot, Président, Société Française de Virologie
Dominique Valérian, Président, Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur Public
Catherine Vénien-Bryan, Présidente, Société Française des Microscopies
Charles White, Président, Société Française de Génétique

Paris, le 27 janvier 2020

Déclaration des associations d’historiens de l’enseignement supérieur et de la recherche

Les 4 associations d’historiens de l’enseignement supérieur et de la recherche (SoPHAU, SHMESP, AHMUF, AHCESR), en réaction aux projets de réforme de la recherche et de l’enseignement supérieur, réaffirment leur attachement aux principes suivants :

- Encouragement de l’attractivité des métiers de la recherche par le refus de la précarisation croissante et généralisée ;
- Évaluation qualitative par les pairs ;
- Soutien aux logiques de coopération scientifique contre la mise en concurrence systématique ;
- Pluralisme et liberté de la recherche, menacés par un pilotage centralisé et le recul des financements récurrents ;
- Retour à un équilibre entre enseignement et recherche selon les meilleures normes internationales, avec des sabbatiques réguliers, l’allégement des charges administratives et le refus de l’augmentation du service d’enseignement.

Elles appellent la communauté scientifique aux actions que les sociétaires jugeront adaptées pour faire entendre leurs convictions.

Plusieurs dossiers suscitent actuellement de vives réactions :

- Loi de programmation pluriannuelle de la recherche : Antoine Petit, président du CNRS, a fait paraître une tribune dans Les Échos du 26 novembre, dans laquelle il déclare qu’afin de « mobiliser les énergies », il veut « une loi ambitieuse, inégalitaire - oui, inégalitaire -, une loi vertueuse et darwinienne » (sic) (lien). En réponse, une tribune a été publiée par un collectif de chercheurs dans Le Monde du 6 décembre (lien), ainsi qu’une pétition disponible en ligne. A. Petit a répondu à ces critiques dans Le Monde du 18 décembre (lien).

- Nouvelle réforme du CAPES : un collectif d’historiens-géographes a publié le 10 décembre dans Libération une tribune intitulée « Formation des enseignants : les faux-semblants de la professionnalisation » (lien).

- Réforme de la voie professionnelle des lycées : l’Association française d’histoire des mondes du travail (AFHMT) a publié un communiqué pour dénoncer la réduction drastique de l’enseignement général dans les filières professionnelles (lien).