Paris, le 22 février 2021

La société des professeurs d’histoire ancienne de l’université (SoPHAU), la société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public (SHMESP), l’association des historiens modernistes des universités françaises (AHMUF) et l’association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche (AHCESR) expriment leurs plus vives préoccupations face aux propos tenus par Madame Frédérique Vidal, ministre chargée de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, évoquant un supposé "islamo-gauchisme" qui "gangrène[rait] la société dans son ensemble" et auquel "l’université [ne serait] pas imperméable". La SoPHAU, la SHMESP, l’AHMUF et l’AHCESR se joignent fermement à de nombreuses autres associations et instances (CP-CNU, CNRS, Alliance Athéna) pour rappeler le principe d’indépendance des enseignants-chercheurs et que, particulièrement en sciences humaines, le choix de leurs objets de recherche et de leurs méthodes de travail ne doit faire l'objet d'aucune forme de pression ou d'intimidation de la part du pouvoir politique. Enfin, elles déplorent cette instrumentalisation politicienne, signe d'une marque de défiance envers la communauté des enseignants et chercheurs. Les libertés académiques ne sont pas négociables et ne le seront jamais.

 

Alors que la campagne de qualification aux fonctions d'enseignant-chercheur avait été lancé en juillet dernier, la DGRH, considérant qu'en vertu de la LPR la qualification nationale n'est plus requise pour le recrutement des professeurs d'université lorsque le candidat est maître de conférences titulaire, demande aux sections du CNU de cesser l'examen des dossiers correspondants.

Lien vers la circulaire ici.

 

"Dans le contexte particulier d’une crise sanitaire qui se prolonge et de l’adaptation nécessaire des visites d’évaluation, le HCERES, la Dgesip et la DGRI ont décidé d’un commun accord de décaler d’un an l’ensemble des évaluations de la vague C" (08/01/2021)

> Vagues A et B : calendriers aménagés sur 2 ans (2020-2021 et 2021-2022)

vague A (Aura, Occitanie)
vague B (Nouvelle Aquitaine, Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire, Antilles et Guyane)

"En raison d’un report du processus d’évaluation, le dialogue contractuel des universités et des écoles du site lyonnais [qui se trouvent en vague A] se déroulera en 2022".

> Vague C :

  • les évaluations se dérouleront sur l’année universitaire 2022-2023 ;
  • les contrats d’établissements débuteront au 1er janvier 2024 et les nouvelles accréditations à la rentrée universitaire 2024.

"Par conséquent, les campagnes d’évaluation suivantes (vague D, E, A et B), verront leur calendrier également décalé d’un an".

"Les modalités de prolongation des contrats et des accréditations seront précisées ultérieurement pour chaque vague par la Dgesip et la DGRI. Durant l’année 2021, des réunions de concertation seront organisées par le HCERES afin d’exposer les évolutions méthodologiques et le nouveau calendrier."

 

Paris, le 26 novembre 2020

Communiqué

Les quatre associations d’historiens de l’enseignement supérieur et de la recherche (SoPHAU, SHMESP, AHMUF, AHCESR) entendent réagir à l’annonce faite par le Président de la République le 24 novembre 2020.

Au vu des limites pédagogiques évidentes de l’enseignement à distance, elles jugent injuste que la réouverture des universités ne soit programmée que pour le début du mois de février 2021, alors que les élèves des classes préparatoires et des BTS continuent de recevoir, depuis le début du second confinement, un enseignement complet en présentiel.

Elles demandent que l’ensemble des activités d’enseignement et d’évaluation des travaux des étudiants puissent reprendre en présentiel au plus tôt, dans des conditions sanitaires adaptées et si l’évolution de l’épidémie le permet.


Sylvie Pittia, Présidente de la Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université
Dominique Valérian, Président de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public
Nicolas Le Roux, Président de l’Association des Historiens Modernistes des Universités françaises
Clément Thibaud, Président de l’Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement et de la Recherche

L’inspection générale est chargée par les deux ministères de mettre en place les nouveaux INSPE à partir de 2021.
Dès 2021, les INSPE devront notamment organiser des stages en alternance pour les étudiants en 2e année de master MEEF. Ils comporteront également des classes préparatoires au professorat des écoles (CPPE), conçues et mises en place par l’Inspection générale en concertation avec les Directions générales de l’ESR et les inspecteurs territoriaux.

On peut lire l'intégralité de la lettre de mission sous ce lien.

 

Ordonnance n° 2020-1694 du 24 décembre 2020 relative à l'organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042739670

Après l’ordonnance du 27 mars, applicable jusqu’au 31 décembre, une seconde ordonnance a été prise le 24 décembre afin de prolonger et d’adapter les dispositions de la première. Ces mesures s’appliquent du 1er janvier 2021 au 31 octobre 2021 pour l’enseignement supérieur et du 1er janvier au 30 avril pour la fonction publique.


Extraits :

Article 2

Les dispositions du présent chapitre sont applicables du 1er janvier 2021 au 31 octobre 2021 inclus à toutes les modalités d'accès aux formations de l'enseignement supérieur et de délivrance des diplômes de l'enseignement supérieur, y compris le baccalauréat.

Article 3

Nonobstant toute disposition législative ou réglementaire contraire, les autorités compétentes pour la détermination des modalités d'accès aux formations de l'enseignement supérieur dispensées par les établissements relevant des livres IV et VII du code de l'éducation ainsi que pour la détermination des modalités de délivrance des diplômes de l'enseignement supérieur, y compris le baccalauréat, peuvent apporter à ces modalités les adaptations nécessaires à leur mise en œuvre.
S'agissant des épreuves des examens ou concours, ces adaptations peuvent porter, dans le respect du principe d'égalité de traitement des candidats, sur leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient ou leurs conditions d'organisation, qui peut notamment s'effectuer de manière dématérialisée.
Les adaptations apportées en application du présent article sont portées à la connaissance des candidats par tout moyen dans un délai qui ne peut être inférieur à deux semaines avant le début des épreuves.

Article 4

Lorsque l'autorité compétente mentionnée au premier alinéa de l'article 3 est un organe collégial d'un établissement et qu'il peut délibérer dans des délais compatibles avec la continuité du service, cet organe collégial peut décider de déléguer au chef d'établissement sa compétence pour apporter les adaptations mentionnées au même article.

Lorsque cet organe collégial ne peut délibérer dans des délais compatibles avec la continuité du service, les adaptations mentionnées à cet article sont arrêtées par le chef d'établissement. Ce dernier en informe alors, par tout moyen et dans les meilleurs délais, l'organe collégial compétent.

Article 5

Les autorités compétentes pour constituer des jurys au sein des établissements relevant des livres IV et VII du code de l'éducation peuvent en adapter la composition et les règles de quorum.
Les membres de ces jurys peuvent participer aux réunions et délibérations par tout moyen de communication électronique permettant leur identification et garantissant leur participation effective ainsi que la confidentialité des débats.

La Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle vient d’annoncer que « La disparition complète de la labellisation des équipes d’accueil sera effective au 1er janvier 2020 » (circulaire du 16/04/19). Elle précise que « cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique générale visant à donner pleinement aux établissements d’enseignement supérieur leur autonomie dans l’exercice de leurs missions de service public ». Selon la circulaire, chaque établissement « se doit de déterminer l’ensemble des structures de recherche qu’il entend reconnaître et financer », il pourra donner la forme qu’il souhaitera à de nouvelles unités et aura tout pouvoir « de renouvellement, de fermeture et de création ». Rappelons qu’en SHS, le statut d’EA est le statut le plus courant des laboratoires de recherche.

26 Sociétés savantes académiques, dont la SOPHAU, ont adressé le 30 mars une lettre à Frédérique Vidal concernant l'impact de la fermeture des laboratoires de recherche publics sur les personnels les plus fragiles et l'avancée des projets.

Lire la lettre sous ce lien

La liste des sociétés signataires est régulièrement mise à jour sur le site des Sociétés académiques : https://societes-savantes.fr/lettre-ouverte-a-la-ministre-de-lesri-concernant-limpact-de-la-fermeture-des-laboratoires-de-recherche-publics-sur-les-personnels-les-plus-fragiles-et-lavancee-des-projets/